Elle est bien loin l’époque de la femme à la maison, tablier blanc autour de la taille, s’affairant à préparer un dîner pendant que monsieur œuvre à l’extérieur pour ramener la pitance du foyer. Le temps du choix entre carrière professionnelle et vie de maman est révolu. Aujourd’hui créer sa boîte tout en s’occupant de ses enfants n’a plus rien d’extraordinaire. Allons même plus loin : monter sa boîte tout comme concevoir un enfant, implique, dans les deux cas, une question de création. Penchons-nous cette quinzaine sur le cas de ces femmes qui montent leur boîte et attendent un heureux événement simultanément. Comment s’organisent-elles ? Comment gèrent-elles toutes les priorités ? Et surtout, pourquoi ont-elles fait ce choix ? Bref, à l’occasion de la journée de la femme, nous vous proposons un peu de philosophie sur ces femmes et créatrices à double titre qui petit à petit trouvent leur place, ici, en région Centre.
C’est souvent au moment de la grossesse, lors du congé maternité ou parental, que la mom’preneur, qui sommeille en de nombreuses salariées, se réveille. Une mom’preneur, ou mam’preneurs en français, est une maman entrepreneur. Enceinte ou avec des enfants en bas âge, les femmes ne s'arrêtent pas de vivre et n'ont pas forcément envie de faire une croix sur leur carrière ! Pourtant, dans les faits, difficile de continuer de concilier les deux : vie professionnelle et horaires de crèche, enfants malades, rendez-vous chez le pédiatre ... Leurs disponibilités ne sont plus les mêmes, mais leur volonté de s'épanouir professionnellement reste inchangée. La solution de la mom’preneur ? Devenir entrepreneur et créer sa propre entreprise : horaires flexibles, un job plus en phase avec ses convictions et un nouveau challenge à relever.
Pour certaines, la transition naît du fruit du hasard. Sans jamais s’être posé la question de la création d’entreprise, elles profitent d’une restructuration du personnel, d’un congé maternité ou parental ou encore d’un congé de reclassement pour se dire que finalement une autre solution est envisageable. Pour une femme, parvenir à se réaliser personnellement et professionnellement simultanément, est toujours plus que possible, comme le dira Paulette Picard en interview centrale à maintes reprises. Pour d’autres, le désir de créer une société a toujours sous-jacent et la grossesse, ou l’arrêt maternité, n’est que le déclencheur.
Se plaignant souvent, en tant que salariées, de cumuler deux journées continues, les mom’preneurs voient leur organisation au jour le jour moins contraignante que celle d’une maman salariée. Nombre de celles que nous avons rencontrées, se plaignent d’avoir vécu très difficilement, une fois l’enfant né, le temps plein salarié. Cette situation, autant pénible pour l’enfant que pour la mère, implique des journées de dix à onze heures de nourrice. Apporter plus de présence à l’enfant et une meilleure qualité de vie est une des raisons qui motive ces mères à changer de vie. Il semblerait beaucoup plus facile, en tant que chef d’entreprise, de gérer sa vie de famille et son emploi du temps professionnel. Être maman c’est jongler entre les rendez-vous chez le médecin et les horaires fatidiques d’école, les fameux 8H30, 11H30, 13H30 et 16H30 qui hachent la journée. Dès lors, plus besoin de RTT ou d’aménager ses horaires au bon vouloir de son patron, libre lui-même de refuser ou encore de faire subir à son bout de chou une longue journée de nourrice loin de sa maman.
Bref, si la liberté de s’organiser est un avantage certain qui attire la mom’preneur, ajoutons tout même qu’il faut une vraie dose de volonté. Nous le voyons régulièrement sur Twideco TV, le parcours du créateur d’entreprise est un long parcours semé d’embuches. La mom’preneur n’y coupe pas et connaîtra au cours de sa création et tout au long de sa vie de chef d’entreprise non seulement les traditionnels affres du statut mais devra également faire avec les difficultés et toutes les obligations que lui incombent son rôle de mère au même titre qu’une salariée.
Elle trouvera tantôt du soutien auprès de ses proches, amis, famille, compagnon et même la fameuse nounou en or, dont toutes les mamans rêvent, mais également auprès des organismes d’aide à la création d’entreprise qui, même s’ils ne sont pas encore spécialistes de cette nouvelle typologie de créateurs, sont néanmoins au fait des mécanismes de la création d’entreprise. La mom’preneur ou la femme enceinte n’est d’ailleurs considérée ni plus ni moins que comme un créateur à part entière et ne connaît pas de régime particulier concernant les aides à la création d’entreprise.
Et pourtant, tout le monde a besoin d’aide, maman entrepreneur ou pas. L’entourage, dans toute création d’entreprise, est fondamental. Accepter l’idée que l’on ne peut pas tout faire, accepter de se faire accompagner ainsi que savoir s’entourer pour ne pas se décourager semblent les maître-mots d’une création d’entreprise réussie, particulièrement dans le monde de la mom’preneur. Elle sera victime, plus que tout autre potentiel créateur d’entreprise, des idées reçues. Les mentalités restent toujours les plus longues à changer. La femme reste une minorité visible dans le monde de l’entreprise. Si l’on y ajoute qu’elle porte ou a déjà porté la vie, le commun des mortels lui reprochera consciemment, ou pas, de ne pas faire de sa maternité, sa première priorité. Pourtant chaque femme a le droit de s’épanouir autant dans sa vie personnelle que professionnelle.
D’autant plus que les femmes chef d’entreprises, mom’preneurs ou pas, pourraient bien représenter un espoir certain pour de nombreuses salariées qui connaissent des patrons plus ou moins compréhensifs. La mom’preneur, elle-même sensibilisée aux problématiques des mamans actives, serait plus à l’écoute et amenée à organiser sa structure et son business en fonction des besoins de ses employés, hommes ou femmes. Selon elles, l’implication du salarié est plus importante que le reste et un salarié bien dans sa vie personnelle et professionnelle serait plus productif et utile à la société (civile et économiqe). Les emplois du temps de chacun sont intégrés au concept même de l’organisation interne de la structure. De plus, partant d’office du principe que tout le monde peut être malade et donc absent, elles n’attendent pas que la situation se présente pour se demander comment faire vivre la boîte ce jour-là. Ces nouveaux entrepreneurs pourraient bouleverser les traditionnels schémas organisationnels des entreprises. Prévoir l’imprévisible est une démarche nécessaire à leur épanouissement et donc deviendrait un gage de compétitivité pour leurs activités.
En fait, la règle d’or, c’est : organisation et adaptabilité aux besoins de chacune et de chacun. C’est un choix de vie. Maman travaillant à la maison ou à l’extérieur, salariée ou dirigeante, les enfants s’adaptent à tout et l’essentiel est que chacun trouve son bonheur dans son choix de vie, et au final, tout le monde s’y retrouve. Petit à petit, les hommes osent demander à poser leurs congés en fonction des vacances scolaires ou quelques 16h30 dans la semaine et c’est très bien ! Bientôt, verrons-nous apparaître les dad’preneurs ? La maternité ou la paternité ne devrait plus être un frein à la création, alors simplement, serons-nous toutes et tous considérés comme des entrepreneurs égaux en droits et en devoirs ?
Le réseau Mom’preneurs, c’est aujourd’hui 400 membres dans toute la France. Sous le statut d’association loi 1901 à but non lucratif, ce réseau se veut un lieu de partage d’expériences, d’entraide et d’échange. Il se donne pour mission de faire connaître le statut de mom’preneurs qu’il décrit ainsi : « ni mère au foyer, ni business woman aux dents longues, juste des femmes chefs d'entreprise qui jonglent entre leurs enfants et leur boîte… ».
Historique du réseau Mompreneurs :
Avril 2008 : Création du blog « Maman et Entrepreneuse »
Septembre 2008 : 1er Rendez entre mompreneurs sur le Salon du e-commerce
Octobre 2008 : 1er MamCafé à Paris
Février 2009 : Lancement du site shopping pour promouvoir les produits et services des mompreneurs : www.mompreneur-shopping.com
Mars 2009 : Le réseau fort de ses 250 membres se transforme en association
Avril 2009 : Opération commune entre les e-commercantes avec un chéquier réduction
www.les-mompreneurs.com
Pour certaines, la transition naît du fruit du hasard. Sans jamais s’être posé la question de la création d’entreprise, elles profitent d’une restructuration du personnel, d’un congé maternité ou parental ou encore d’un congé de reclassement pour se dire que finalement une autre solution est envisageable. Pour une femme, parvenir à se réaliser personnellement et professionnellement simultanément, est toujours plus que possible, comme le dira Paulette Picard en interview centrale à maintes reprises. Pour d’autres, le désir de créer une société a toujours sous-jacent et la grossesse, ou l’arrêt maternité, n’est que le déclencheur.
Se plaignant souvent, en tant que salariées, de cumuler deux journées continues, les mom’preneurs voient leur organisation au jour le jour moins contraignante que celle d’une maman salariée. Nombre de celles que nous avons rencontrées, se plaignent d’avoir vécu très difficilement, une fois l’enfant né, le temps plein salarié. Cette situation, autant pénible pour l’enfant que pour la mère, implique des journées de dix à onze heures de nourrice. Apporter plus de présence à l’enfant et une meilleure qualité de vie est une des raisons qui motive ces mères à changer de vie. Il semblerait beaucoup plus facile, en tant que chef d’entreprise, de gérer sa vie de famille et son emploi du temps professionnel. Être maman c’est jongler entre les rendez-vous chez le médecin et les horaires fatidiques d’école, les fameux 8H30, 11H30, 13H30 et 16H30 qui hachent la journée. Dès lors, plus besoin de RTT ou d’aménager ses horaires au bon vouloir de son patron, libre lui-même de refuser ou encore de faire subir à son bout de chou une longue journée de nourrice loin de sa maman.
Bref, si la liberté de s’organiser est un avantage certain qui attire la mom’preneur, ajoutons tout même qu’il faut une vraie dose de volonté. Nous le voyons régulièrement sur Twideco TV, le parcours du créateur d’entreprise est un long parcours semé d’embuches. La mom’preneur n’y coupe pas et connaîtra au cours de sa création et tout au long de sa vie de chef d’entreprise non seulement les traditionnels affres du statut mais devra également faire avec les difficultés et toutes les obligations que lui incombent son rôle de mère au même titre qu’une salariée.
Elle trouvera tantôt du soutien auprès de ses proches, amis, famille, compagnon et même la fameuse nounou en or, dont toutes les mamans rêvent, mais également auprès des organismes d’aide à la création d’entreprise qui, même s’ils ne sont pas encore spécialistes de cette nouvelle typologie de créateurs, sont néanmoins au fait des mécanismes de la création d’entreprise. La mom’preneur ou la femme enceinte n’est d’ailleurs considérée ni plus ni moins que comme un créateur à part entière et ne connaît pas de régime particulier concernant les aides à la création d’entreprise.
Et pourtant, tout le monde a besoin d’aide, maman entrepreneur ou pas. L’entourage, dans toute création d’entreprise, est fondamental. Accepter l’idée que l’on ne peut pas tout faire, accepter de se faire accompagner ainsi que savoir s’entourer pour ne pas se décourager semblent les maître-mots d’une création d’entreprise réussie, particulièrement dans le monde de la mom’preneur. Elle sera victime, plus que tout autre potentiel créateur d’entreprise, des idées reçues. Les mentalités restent toujours les plus longues à changer. La femme reste une minorité visible dans le monde de l’entreprise. Si l’on y ajoute qu’elle porte ou a déjà porté la vie, le commun des mortels lui reprochera consciemment, ou pas, de ne pas faire de sa maternité, sa première priorité. Pourtant chaque femme a le droit de s’épanouir autant dans sa vie personnelle que professionnelle.
D’autant plus que les femmes chef d’entreprises, mom’preneurs ou pas, pourraient bien représenter un espoir certain pour de nombreuses salariées qui connaissent des patrons plus ou moins compréhensifs. La mom’preneur, elle-même sensibilisée aux problématiques des mamans actives, serait plus à l’écoute et amenée à organiser sa structure et son business en fonction des besoins de ses employés, hommes ou femmes. Selon elles, l’implication du salarié est plus importante que le reste et un salarié bien dans sa vie personnelle et professionnelle serait plus productif et utile à la société (civile et économiqe). Les emplois du temps de chacun sont intégrés au concept même de l’organisation interne de la structure. De plus, partant d’office du principe que tout le monde peut être malade et donc absent, elles n’attendent pas que la situation se présente pour se demander comment faire vivre la boîte ce jour-là. Ces nouveaux entrepreneurs pourraient bouleverser les traditionnels schémas organisationnels des entreprises. Prévoir l’imprévisible est une démarche nécessaire à leur épanouissement et donc deviendrait un gage de compétitivité pour leurs activités.
En fait, la règle d’or, c’est : organisation et adaptabilité aux besoins de chacune et de chacun. C’est un choix de vie. Maman travaillant à la maison ou à l’extérieur, salariée ou dirigeante, les enfants s’adaptent à tout et l’essentiel est que chacun trouve son bonheur dans son choix de vie, et au final, tout le monde s’y retrouve. Petit à petit, les hommes osent demander à poser leurs congés en fonction des vacances scolaires ou quelques 16h30 dans la semaine et c’est très bien ! Bientôt, verrons-nous apparaître les dad’preneurs ? La maternité ou la paternité ne devrait plus être un frein à la création, alors simplement, serons-nous toutes et tous considérés comme des entrepreneurs égaux en droits et en devoirs ?
Le réseau Mom’preneurs, c’est aujourd’hui 400 membres dans toute la France. Sous le statut d’association loi 1901 à but non lucratif, ce réseau se veut un lieu de partage d’expériences, d’entraide et d’échange. Il se donne pour mission de faire connaître le statut de mom’preneurs qu’il décrit ainsi : « ni mère au foyer, ni business woman aux dents longues, juste des femmes chefs d'entreprise qui jonglent entre leurs enfants et leur boîte… ».
Historique du réseau Mompreneurs :
Avril 2008 : Création du blog « Maman et Entrepreneuse »
Septembre 2008 : 1er Rendez entre mompreneurs sur le Salon du e-commerce
Octobre 2008 : 1er MamCafé à Paris
Février 2009 : Lancement du site shopping pour promouvoir les produits et services des mompreneurs : www.mompreneur-shopping.com
Mars 2009 : Le réseau fort de ses 250 membres se transforme en association
Avril 2009 : Opération commune entre les e-commercantes avec un chéquier réduction
www.les-mompreneurs.com
Rédigé par Lucie BRASSEUR le Lundi 8 Mars 2010 à 09:17
En 2009, dans le Loiret, nous comptions 9400 associations tous secteurs confondus. Une association est la réunion de deux ou plusieurs personnes ayant un but, un intérêt commun, autre que de partager des bénéfices. Il est néanmoins nécessaire de subvenir aux dépenses courantes de l’association ; loyer d’une salle de danse, salaire d’un professeur, factures téléphoniques ou tout simplement chauffage. Ainsi, le caractère désintéressé interdisant la distribution de bénéfices - dits excédents - aux membres, n'implique pas que l'activité soit déficitaire ; un excédent peut servir à développer l’activité. La recherche d’équilibre entre dépenses et recettes représente le quotidien de toute association. Cet aspect économique pourrait-il, à lui seul, rapprocher le monde associatif du monde de l’entreprise ?
La comptabilité et la gestion d’une association ressemblent à celles d’une entreprise. La surveillance des comptes par un expert comptable n’est pas systématique au sein d’une association, mais elle permet l’établissement de comptes fiables et assure une présence rassurante pour les partenaires économiques et notamment ceux intervenant au titre des subventions. Dans le monde associatif, plus qu’ailleurs, savoir comment sont réparties les recettes des dons est souvent la question clé. Le commissaire aux comptes a également son rôle à jouer. Il existe des seuils et des obligations pour les associations au même titre que pour les entreprises. La loi oblige, en effet, à nommer un commissaire aux comptes dès lors que les subventions perçues par l’association s’élèvent à un montant supérieur à 153 000 euros. Les subventions existent mais leur attribution est très réglementée et la majorité des associations vivent sans.
Prenons le cas d’une association lambda qui fonctionne sur deux modèles économiques : le bénévolat et le salariat. L’association est constituée d’un conseil d’administration comprenant les organes de base nécessaires à toute association : un président, un secrétaire et un trésorier. Ces responsabilités sont assurées, comme dans la majorité des associations, par des bénévoles qui s’engagent à faire avancer la cause de l’association. Par ailleurs, l’association a besoin de salariés pour rendre les services correspondant à son objet social. Ces salariés assurent une prestation équivalente à toute autre entreprise.
Il existe plus d’un million d’associations en France et depuis longtemps, ce réseau se développe et se structure. Les associations proposant de plus en plus des services facturables à une clientèle, ne risquent-elles pas d’empiéter sur des marchés actuellement dominés par le monde de l’entreprise ? Ces deux entités à priori opposées ne finiraient-elles pas par entrer en concurrence ? Rien n’est moins sûr. En effet, ces deux mondes entretiennent des rapports bien plus complexes qu’un simple rapport de concurrence.
Aujourd’hui, sans le secteur associatif, la situation économique de notre pays serait beaucoup plus dramatique qu’elle ne l’est déjà. En fournissant un certains nombre d’emplois salariés, le secteur associatif joue un véritable rôle de moteur économique. Il remplit également un rôle de lien social en redonnant une activité à des personnes qui n’auraient plus de raison de se lever le matin. Ces personnes retrouvent, au travers de l’action associative, le sentiment d’être utile à la société. Le domaine associatif demeure la voiture balais de notre société mais il en est également la lanterne. C'est-à-dire qu’il joue également le rôle de laboratoire économique, trop souvent sous-estimé.
Ce tiers secteur de l’économie reste pourtant entaché d’une image économique négative. Les termes d’amateurs et de quémandeurs sont encore trop souvent associés à ce domaine. Or, le monde associatif n’est plus aussi insouciant qu’il a pu l’être par le passé. La réglementation y est pour beaucoup. En dix ans, de grandes évolutions au niveau comptabilité, droit du travail et fiscalité ont eu lieu. Aujourd’hui, les bénévoles ne sont plus simplement des amis qui se réunissent autour d’un projet et font au mieux, mais des conventions existent et les poussent à encadrer leurs activités. La législation a complexifié les choses et a imposé un certain sérieux.
Le but n’est pas de concurrencer le monde de l’entreprise même si la concurrence existe. Le monde associatif représente aujourd’hui un secteur extrêmement dynamique. Il couvre certains marchés non couverts par les entreprises car trop loin ou trop peu solvables. C’est un secteur très professionnel, en pleine possession d’un savoir-faire et soumis aux mêmes règles fiscales que les entreprises. Il prend ainsi sa place au sein du paysage économique et s’inscrit comme challenger pour la concurrence.
Néanmoins, ces deux mondes n’ayant pas les mêmes finalités, ils n’entreront jamais en collision. En effet, le but premier d’une association n’est pas de produire des services mais plutôt de permettre à certaines personnes de retrouver un emploi ou une raison de vivre. A l’inverse, le but premier de l’entreprise n’est pas de fournir un emploi à ses salariés mais plutôt de participer à l’économie mondiale en produisant des services, un savoir-faire unique et donc de créer de la richesse. Le but recherché n’étant pas le même, en créant une association ou une entreprise, c’est la finalité de ses deux mondes qui les différencie.
De plus, ce tiers secteur de l’économie fait appel à celui de l’entreprise pour survivre. Depuis ces dix dernières années, et ce, suite au grand désengagement de l’Etat, les associations pullulent. En effet, leur population cible, notamment dans le domaine du travail et du handicap, progresse rapidement et les sollicite de plus en plus. Par conséquent, les entreprises mécènes se trouvent dans l’obligation de faire des choix et arbitrages.
Pour favoriser les échanges entre entreprises et associations, le législateur a tranché en créant la loi sur le mécénat. Dans ce cadre-là, les entreprises se sentent plus sensibilisées à l’aspect fiscal de cette problématique. Grâce aux mesures de défiscalisation, pouvant aller jusqu’à 85% de la somme engagée, l’intervention financière de la structure mécène représente une somme relativement faible pour l’entreprise et devient un instrument fort de communication interne auprès de ses salariés et externe auprès de ses clients et fournisseurs, le tout pour le bien de la collectivité et donc de la société.
Nous l’avons vu, plus que deux mondes s’affrontant, si l’on maintenait la métaphore, la noblesse - ou l’entreprise - et le tiers-état - le monde associatif - de l’économie marchent bien main dans la main pour toujours plus d’échanges, de business et donc de vie.
Mylène JOUVE
Prenons le cas d’une association lambda qui fonctionne sur deux modèles économiques : le bénévolat et le salariat. L’association est constituée d’un conseil d’administration comprenant les organes de base nécessaires à toute association : un président, un secrétaire et un trésorier. Ces responsabilités sont assurées, comme dans la majorité des associations, par des bénévoles qui s’engagent à faire avancer la cause de l’association. Par ailleurs, l’association a besoin de salariés pour rendre les services correspondant à son objet social. Ces salariés assurent une prestation équivalente à toute autre entreprise.
Il existe plus d’un million d’associations en France et depuis longtemps, ce réseau se développe et se structure. Les associations proposant de plus en plus des services facturables à une clientèle, ne risquent-elles pas d’empiéter sur des marchés actuellement dominés par le monde de l’entreprise ? Ces deux entités à priori opposées ne finiraient-elles pas par entrer en concurrence ? Rien n’est moins sûr. En effet, ces deux mondes entretiennent des rapports bien plus complexes qu’un simple rapport de concurrence.
Aujourd’hui, sans le secteur associatif, la situation économique de notre pays serait beaucoup plus dramatique qu’elle ne l’est déjà. En fournissant un certains nombre d’emplois salariés, le secteur associatif joue un véritable rôle de moteur économique. Il remplit également un rôle de lien social en redonnant une activité à des personnes qui n’auraient plus de raison de se lever le matin. Ces personnes retrouvent, au travers de l’action associative, le sentiment d’être utile à la société. Le domaine associatif demeure la voiture balais de notre société mais il en est également la lanterne. C'est-à-dire qu’il joue également le rôle de laboratoire économique, trop souvent sous-estimé.
Ce tiers secteur de l’économie reste pourtant entaché d’une image économique négative. Les termes d’amateurs et de quémandeurs sont encore trop souvent associés à ce domaine. Or, le monde associatif n’est plus aussi insouciant qu’il a pu l’être par le passé. La réglementation y est pour beaucoup. En dix ans, de grandes évolutions au niveau comptabilité, droit du travail et fiscalité ont eu lieu. Aujourd’hui, les bénévoles ne sont plus simplement des amis qui se réunissent autour d’un projet et font au mieux, mais des conventions existent et les poussent à encadrer leurs activités. La législation a complexifié les choses et a imposé un certain sérieux.
Le but n’est pas de concurrencer le monde de l’entreprise même si la concurrence existe. Le monde associatif représente aujourd’hui un secteur extrêmement dynamique. Il couvre certains marchés non couverts par les entreprises car trop loin ou trop peu solvables. C’est un secteur très professionnel, en pleine possession d’un savoir-faire et soumis aux mêmes règles fiscales que les entreprises. Il prend ainsi sa place au sein du paysage économique et s’inscrit comme challenger pour la concurrence.
Néanmoins, ces deux mondes n’ayant pas les mêmes finalités, ils n’entreront jamais en collision. En effet, le but premier d’une association n’est pas de produire des services mais plutôt de permettre à certaines personnes de retrouver un emploi ou une raison de vivre. A l’inverse, le but premier de l’entreprise n’est pas de fournir un emploi à ses salariés mais plutôt de participer à l’économie mondiale en produisant des services, un savoir-faire unique et donc de créer de la richesse. Le but recherché n’étant pas le même, en créant une association ou une entreprise, c’est la finalité de ses deux mondes qui les différencie.
De plus, ce tiers secteur de l’économie fait appel à celui de l’entreprise pour survivre. Depuis ces dix dernières années, et ce, suite au grand désengagement de l’Etat, les associations pullulent. En effet, leur population cible, notamment dans le domaine du travail et du handicap, progresse rapidement et les sollicite de plus en plus. Par conséquent, les entreprises mécènes se trouvent dans l’obligation de faire des choix et arbitrages.
Pour favoriser les échanges entre entreprises et associations, le législateur a tranché en créant la loi sur le mécénat. Dans ce cadre-là, les entreprises se sentent plus sensibilisées à l’aspect fiscal de cette problématique. Grâce aux mesures de défiscalisation, pouvant aller jusqu’à 85% de la somme engagée, l’intervention financière de la structure mécène représente une somme relativement faible pour l’entreprise et devient un instrument fort de communication interne auprès de ses salariés et externe auprès de ses clients et fournisseurs, le tout pour le bien de la collectivité et donc de la société.
Nous l’avons vu, plus que deux mondes s’affrontant, si l’on maintenait la métaphore, la noblesse - ou l’entreprise - et le tiers-état - le monde associatif - de l’économie marchent bien main dans la main pour toujours plus d’échanges, de business et donc de vie.
Mylène JOUVE
Rédigé par Lucie BRASSEUR le Lundi 8 Février 2010 à 07:00
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